PathouBêta

Pourquoi le dénivelé d’une trace change d’une appli à l’autre

D’où vient l’altitude ?

L’altimètre barométrique des compteurs et des montres mesure la pression de l’air. Il voit bien les petites bosses, mais la pression change aussi avec la météo : sur une sortie de plusieurs heures, l’altitude dérive, parfois de plusieurs dizaines de mètres.

L’altitude GPS, celle d’un téléphone ou d’un appareil sans baromètre, est la moins précise : elle saute de plusieurs mètres d’un point à l’autre, même sur le plat.

Un modèle numérique de terrain donne l’altitude du sol, mesurée une fois pour toutes par un institut géographique. Il ne dérive pas, mais il ne vaut que par sa finesse : une maille de 1 m suit le terrain, une maille de 30 m lisse les bosses et peut placer un chemin en balcon dans la pente. Sur un pont ou dans un tunnel, il donne l’altitude du sol, pas celle de la route.

Comment on additionne les montées

Le dénivelé positif est la somme de toutes les montées. Si l’altitude tremble d’un mètre à chaque point, chaque tremblement compte comme une petite montée : sur une sortie plate, ce bruit peut ajouter des centaines de mètres qui n’existent pas. Chaque appli lisse donc le profil, et ne compte une montée qu’au-delà d’un seuil, de quelques mètres. Le lissage et le seuil changent d’une appli à l’autre, et le total avec eux.

L’écart, mesuré sur des traces réelles

Le 13 octobre 2026, Pathou a comparé son dénivelé à celui des altitudes enregistrées, sur ses 12 traces de référence (VTT et gravel, plaine et montagne) :

  • additionnées telles quelles, sans seuil, les altitudes enregistrées donnent 11 % de dénivelé de plus que Pathou en moyenne, et jusqu’à 58 % de plus en plaine, où le bruit pèse le plus ;
  • avec le même seuil de 3 m des deux côtés, Pathou donne 3,6 % de plus que les altitudes enregistrées : de 3 à 13 % de plus en montagne, de 9 à 12 % de moins en plaine.

Autrement dit, l’essentiel des grands écarts vient de la façon de compter, pas du terrain.

Ce que fait Pathou

Pathou n’utilise pas l’altitude de ton fichier quand il peut faire mieux. Il place un point tous les 10 m, le recale sur l’axe du chemin d’OpenStreetMap quand il le trouve, puis lit l’altitude du modèle de terrain de l’institut national du pays (l’IGN au mètre en France). Il lisse le profil sur environ 70 m, interpole sur les ponts et dans les tunnels, et ne compte une montée qu’au-delà de 3 m. Le résultat ne dépend ni de ton appareil, ni de la météo du jour de l’enregistrement.

Hors des pays couverts, il se rabat sur l’altitude de ton fichier, puis sur un relief mondial plus grossier, et le dit dans la confiance du verdict. Les sources d’altitude, pays par pays

Quel chiffre croire ?

Pour préparer une sortie, préfère un dénivelé calculé sur un modèle de terrain fin : il est le même pour tout le monde. Pour comparer tes sorties entre elles, garde le même outil. Un écart de quelques pour cent ne veut rien dire ; un écart de 30 % sur une sortie plate vient presque toujours du bruit de l’altitude enregistrée.

Et le dénivelé total ne dit pas tout : 1 000 m étalés sur 40 km ne se montent pas comme 1 000 m en trois rampes. Ce qui fait mettre pied à terre, c’est la pente sur une centaine de mètres. Les pentes à ta portée, niveau par niveau

Analyser une trace GPXGratuit, sans compte : ton fichier reste dans ton navigateur.